dimanche 5 avril 2015

Concours agricole du 11 août 1872

    Le canton de Croisilles organisait tous les ans son concours agricole.

    Le dimanche 11 août 1872, le concours, présidé cette année là par M. Prelat de Brebières, se tient à Ecoust-Saint-Mein sous le patronage de la Société centrale d'agriculture du Pas de Calais. J'imagine que le sujet de discussion favori dans les allées du concours devait être, mise à part celui de l'agriculture, l'exécution de Jean Baptiste Courcol (frère de mon arrière arrière arrière grand-père) le week-end précédent. En effet la pauvre Flore Coupé d'Ecoust fut victime de la fureur assassine de son époux en avril de la présente année.

Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique du 13.08.1872

    De nombreuses médailles sont décernées dans ce genre de concours.
   Casimir Serré gagne celle en or pour la ferme et la culture les mieux tenues. Casimir, 54 ans, cultivateur à Vaulx-Vraucourt est veuf de Marie Louise Quéquet. Cette dernière quitte Ecoust,son village natal, pour Vaulx-Vraucourt après son mariage en 1846. Elle décède malheureusement 8 ans plus tard à l'âge de 31 ans.

Vue d'après Ancestrologie*
    D'après l'article ci-dessus, madame Melon de Croisilles gagne elle aussi une médaille d'or pour le meilleur aménagement des familles (?). Or, à Croisilles, d'après le recensement de 1872, ce sont des familles Milon et non Melon qui y demeurent. Il y a trop de Milon pour pouvoir déduire qui est cette dame.

    Parmi les nombreuses médailles décernées, une me tient particulièrement à cœur: la médaille d'argent, catégorie espèce porcine. Pourquoi, me direz-vous? Et bien parce que je détiens cette médaille! Elle est magnifique pour son âge: 143 ans et étincelante comme une demoiselle. Je l'ai nettoyé avec un peu de bicarbonate de soude du bout des doigts et voici le résultat.

Collection personnelle
    Nous pouvons voir au recto le nom du médaillé et sa catégorie, et au verso le profil d'Olivier de Serres (1539-1619) considéré comme le père de l'agronomie française.

    L'heureuse gagnante est Madame veuve L. Defontaine de Chérisy. D'après le recensement de 1872, ce serait Julie Lancien, 43 ans, veuve de Louis Defontaine décédé le 11.02.1871 à Chérisy, cultivatrice, 2 enfants à charge et hébergeant un concierge et sa femme.

Recencement 1872 Chérisy - Vue 10/13

        Son beau-père, Louis Défontaine, est en 1872 maire de Chérisy et ancien membre de la société centrale d'agriculture du Pas de Calais. Voici un extrait du discours prononcé lors de ses funérailles le 24 octobre 1875.


 Funérailles de M. Louis Défontaine, maire de Chérisy - Gallica
 
    J'ai fait une demande auprès du Fil d'Ariane pour une recherche dans la presse locale au sujet de ce concours. J'espère que cela portera ses fruits.
    Sauriez-vous ce qu'est l'aménagement des familles en agriculture? Mon ami google n'est pas inspiré...

mercredi 2 avril 2014

Les enfants en nourrice et leurs nourriciers écoustois

    En dépouillant les archives en ligne d'Ecoust, je rencontre souvent des enfants en nourrice. Je fais leur connaissance tristement dans leurs actes de décès où est mentionné le nourricier ou dans les recensements. Pour ne pas perdre ces infos, j'ai décidé de regrouper les enfants en nourrice et leurs nourriciers dans un fichier excel. Ce dernier est accessible via ce lien.
     Plus de renseignements sont disponibles aussi sur la généalogie d'Ecoust dans le menu "Profession-Statuts-Rues" à Nourricier/ère et Enfant en nourrice.



    Dans les actes de décès, bien souvent le lieu de naissance est indiqué. Pour beaucoup il s'agit de petits parisiens. Si la naissance est postérieure à 1860, je peux la retrouver dans les tables décennales puis dans l'état civil de Paris.
    Dans les recensements, seul l'âge est mentionné. Je pars du principe que ces enfants sont nés à Paris et je fais la même démarche que précedemment.

    Peut-être y trouverez un collatéral parisien dont vous aviez perdu la trace! Si tel était le cas, je serai ravie de l'apprendre. Je parle de collatéral car malheureusement la grande majorité des enfants en nourrice décède dès leurs premiers mois de vie. Mais vous pourriez tout aussi bien y trouver un ancêtre écoustois nourricier!

    N'hésitez pas consulter le fichier régulièrement car il sera en constante évolution.

vendredi 27 décembre 2013

Auxilia et les bégonias...

    Ce Noël fut sous le signe des cadeaux généalogiques avec entre autres 4 cartes postales anciennes d'Ecoust-Saint-Mein. Une carte n'est pas encore reçue à ce jour.







   Ces trois cartes ont la même destinataire: Germaine Deliers demeurant au 32 rue Saint Maurice à La Madeleine lez Lille (59)

32 Rue Saint Maurice, Google street view
Google Map






     Une carte est écrite par une certaine Auxilia en 1908:



     Une autre toujours par Auxilia mais signée aussi par son époux en 1906. Cette carte nous apprend qu'Auxilia et son mari sont les oncle et tante de Germaine. Je n'arrive pas à déchiffrer la signature notamment la première lettre.



    Et la dernière est écrite par le cousin de Germaine, sans doute le fils d'Auxilia mais signée apparemment par son père, en 1908:



Qui sont Auxilia, son époux et leur fils?

    Aussitôt que j'ai lu ce prénom, je savais que je l'avais déjà entré sur mon site de la généalogie d'Ecoust. C'est un prénom assez original pour s'en souvenir! Aussitôt rentrée chez moi, hop je fais une recherche par prénom sur mon logiciel Ancestrologie*

Ancestrologie*

    Deux personnes portent le prénom d'Auxilia mais une seule est susceptible d'être celle que je recherche. En effet, Auxilia Marie Malvoisin est décédée en 1870 et ne peut donc pas être l'expéditrice. Auxilia Corbeau quant à elle est née en 1871 et je ne lui connais pas encore de mari. Je remédie aussitôt à cette lacune et je consulte les TD d'Ecoust-Saint-Mein et je trouve son mariage très rapidement. Auxilia Corbeau se marie le 27 avril 1901 avec Jules Albert Delourme. Bingo! Delourme correspond bien à la signature! Je ferai une demande sur le Fil d'Ariane pour avoir l'acte de mariage dès que les demandes seront réouvertes.

    La carte écrite par le fils d'Auxilia me laisse perplexe... Que veut donc dire son message? 

"Suis étonné de ton silence.
Remerciement pour lettre donnant langage emblématique "Bégonia"
Ton cousin,
Delourme" 
     Est-ce à prendre au premier degré? Dans le langage des fleurs, le bégonia symbolise l'amitié sincère. Est-ce un message codé entre les deux cousins? Mais signé du père, cela parait étonnant. Si vous avez des idées, n'hésitez pas! Est-ce réellement le fils? J'ai un doute car Auxilia se marie en 1901 et la carte est écrite en 1908... Le fils écrirait comme cela à 7 ans?


Qui est Germaine Deliers?

Nous savons qu'elle est la nièce d'Auxilia Corbeau et Jules Delourme et qu'elle demeure à La Madeleine près de Lille. Direction les recensements des AD59. Il n'y a que celui de 1906 accessible en ligne! Ouf c'est justement celui-ci qui nous intéresse. 

AD59-Recensement La Madeleine 1906-vue 266/454
    Germaine vit avec ses oncle et tante à La Madeleine et elle est née en 1885 à Lambersart. Je file sur les NMD de Lambersart et je trouve son acte de naissance à la date du 31 mai 1885. Elle est la fille de Jules Deliers, 37 ans, journaliers et de Pauline Destriez, 38 ans, ménagère, tous deux de Lambersart. Malheureusement je n'en sais pas plus sur le lien qui unit Auxilia et son mari aux parents de Germaine. J'en saurai certainement plus avec l'acte de mariage d'Auxilia.

    Je n'ai pas trouvé Auxilia et son mari dans les recensements d'Ecoust pour les années 1901 et 1911. Ont-ils écrit ces cartes lors de visites chez les parents d'Auxilia?

    Et voici le plus croustillant à mon goût: J'ai un lien de parenté avec Auxilia, lien que j'ai découvert grâce à mon site!

Généalogie d'Ecoust-Saint-Mein

    Les arrière-grands-parents d'Auxilia sont aussi ceux de mon arrière grand-mère Marguerite Courcol. Elles sont cousines issues de germains.
Voici l'arbre de parenté crée avec Généanet*:


Généanet*
    C'est tout ce que j'aime dans la généalogie et ses dérivés. Etre détective et faire en sorte que trois simples cartes postales nous racontent une histoire.

mercredi 30 octobre 2013

Le vendeur de pigeons pigeonné

 En cherchant des infos sur Ecoust-Saint-Mein dont je fais la généalogie, voici ce que j'ai trouvé sur Gallica.

    Extrait du journal:Le Libre penseur du Centre et de l'Ouest: Journal anticlérical de défense socialiste, républicaine et laïque du 15 mai 1909.



Ajout du 30.08.2013:

Suite de l'affaire dans Le Rappel du 14.08.1909

     

Le Rappel (Paris. 1869)
Source: gallica.bnf.fr


Ajout du 24.01.2014:

Ci-dessous une des cartes postales de ma collection personnelle. Elle date de début 1900. Le curé voleur de pigeons est peut-être celui photographié?!



mardi 29 octobre 2013

1905: Concours agricole


    Cette manifestation a du ameuter pas mal de monde. Je vous laisse apprécier le nombre de concours présentés pendant le week-end du 15 et 16 juillet 1905 à Ecoust-Saint-Mein.

 
La Gazette du village-9 juillet 1905

    D'après vous qu'est-ce qu'un concours de vieux serviteur??

    Je ne connaissais pas ce terme de "vieux serviteur". J'en ai appris plus sur chevalblog.com:

"Serviteurs
 Cette même boucherie répond aussi sans ambage à la question de son approvisionnement : « Mais d'où viennent ces chevaux destinés à la boucherie? Certainement pas cas d'obscures porcheries, ni d'élevages de volailles ou de veaux en batterie. Il y a d'abord les chevaux d'équitation que leurs propriétaires ne peuvent plus nourrir (le cheval est une bête exigeante et gourmande), les chevaux de courses gravement blessés (fractures) ou irrémédiablement réformés pour boiteries incurables. Autant de problèmes qui ne sauraient affecter la qualité d'une viande. On voit aussi de temps à autre quelques vieux serviteurs (vieux cheval synonyme bonne viande) solides et bien musclés, que les tracteurs ont impitoyablement éliminés des fermes. Mais dans tous les cas, ce sont des animaux nourris aux <<petits oignons>>. "

mercredi 9 octobre 2013

Mariage pour tous à l'ancienne

Billet publié sur Oh mes aïeux le 25 septembre 2013   

 Dans mon précédent billet, que je vous invite à lire pour comprendre la suite (je vous rassure il n'est pas long), j'ai découvert l'existence des prêtres jureurs pendant la Terreur, prêtres qui pouvaient se marier. Adrien Potier, curé de la paroisse d'Ecoust-Saint-Mein (62), a donc épousé Angélique Gosse, fille de la commune le 13 octobre 1793.

    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir quelques actes plus loin un autre mariage tout aussi étonnant...voire plus! Le 19 ventôse 1794 (9 mars 1794), Marie Barbe CUVILLIER, fille de la commune, épouse Jean Benoit Joseph BOURSIER. Elle est religieuse à Corbye (Corbie 80?)! Il est curé de Metz en Couture (62). Se sont-ils rencontrés lors de cérémonies religieuses, lors d'une visite de monsieur le curé à Corbie, toujours est-il que ces deux religieux ont été attirés l'un par l'autre. Avant ou après la mise en place du clergé constitutionnel (1794-1801) les autorisant à contracter mariage? Ont-il attendu quatre ans avant de franchir le pas? Ce ne devait pas être chose aisée où religieux assermentés (ayant prêtés serment devant le clergé constitutionnel) et non assermentés se cotoyaient et ne s'appréciaient guère.

    Naitront de leur union 3 fils, Iréné Denis (1797-1851), Charles Ignace (1798- ) et Benoit Joseph (1800- ). J'ai trouvé leur existence par les tables décennales d'Ecoust-Saint-Mein. Je leur trouve un frère ainé, Guislain qui serait né en 1795, déclarant au décès de son frère Iréné. Il n'est pas né à Ecoust-Saint-Mein, Metz en Couture ou Corbie. Si quelqu'un connait ce Guislain BOURSIER dont la naissance calculée est 1795, je suis preneuse de toute info le concernant, merci.

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   Vous trouverez leur acte de mariage ici, en bas de la page de droite.

    Je vais continuer mon dépouillement des registres et peut-être rencontrerai-je d'autres mariages de religieux. Je ne manquerai pas de vous informer.


    Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous recommande la lecture de cet article:
 Les mariages des ecclésiastiques députés à la Convention. In: Annales historiques de la Révolution française. N°262, 1985. pp. 480-499 de Graham Ruth.

Le curé de la paroisse se marie

Billet publié sur Oh mes aïeux le 15 septembre 2013

  En dépouillant les mariages de l'année 1793 sur les registres d'état-civil d'Ecoust-Saint-Mein, un acte m'interpelle plus que les autres: 
    Le 13 octobre 1793, Antoine François TABARY, officier municipal élu le 27 janvier de cette même année, rédige l'acte de mariage d'Adrien Joseph Fleury POTIER et Angélique Scolastique Josephe GOSSE. Pour le moment, rien de bien étrange. Regardons de plus près les futurs époux.

   Adrien POTIER est le fils des feus Fleury Joseph et Marie Angélique Josephe DELATRE. Pour l'anecdote, quasiment tous les écoustois(es) ont comme deuxième ou troisième prénom Joseph(e) et/ou Guislain(e). Revenons à nos moutons. Quel est la profession d'Adrien? CURÉ de la paroisse!! J'avais la notion que les curés pouvaient se marier mais pas à cette époque. Une petite recherche via mon ami google va répondre à mes questions.
    Je m'aperçois que je ne suis pas la seule à avoir vu un tel acte de mariage en cette période révolutionnaire et à me poser des questions. Adrien Potier serait un curé constitutionnel.
    D'après Wikipédia:
   L'Eglise constitutionnelle est l'Eglise formée par le clergé constitutionnel pendant la Révolution française, à la suite du vote de la constitution civile du clergé. Cette loi donnait un nouveau statut au clergé français.
Le clergé constitutionnel a existé de 1790 jusqu'au Concordat de 1801 signé entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII.
Il est composé de prêtres et des évêques constitutionnels. Les prêtres ayant prêté serment (à la constitution Civile du clergé) étaient appelés "prêtres jureurs" ou "prêtres assermentés", par opposition aux "insermentés" et "réfractaires".

     Environ 50% des prêtres ont prêté serment et sont appelés "les intrus" dans les régions où ils ne sont pas appréciés. Toujours d'après Wikipédia le Pas de Calais a une proportion de prêtres jureurs compris entre environ 67 et 84%. 
    Je n'ai donc pas eu la berlue en voyant qu'Adrien Potier, curé de la paroisse se mariait à Ecoust, les prêtres jureurs en ayant le droit.

    En poussant ma recherche sur Gallica, j'ai retrouvé notre curé dans la monographie de Joseph Le Bon: La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord. Histoire de Joseph Le Bon et des tribunaux révolutionnaires d'Arras et de Cambrai, par A.-J. Paris, 1864

La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord - page 209

    Adrien POTIER a donc eu un lien avec le Tribunal révolutionnaire! Wikipédia mon ami, veux-tu stp expliquer en termes clairs ce qu'est donc ce fameux tribunal:
"Le tribunal révolutionnaire est une juridiction criminelle extraordinaire créée par la Convention une première fois le 17 août et supprimée le 29 novembre 1792 (connues sous le nom de Tribunal du 17 août), puis rétablie sur proposition des députés Georges Danton, Robert Lindet et René Levasseur, par la loi du 10 mars 1793 sous la dénomination de Tribunal criminel extraordinaire."
"Sa compétence était vaste, pratiquement illimitée:
Il connaîtra de toute entreprise contre-révolutionnaire, de tout attentat contre la  liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la République, la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat, et de tous les complots tendant à rétablir la royauté ou à établir tout autre autorité attentatoire à la liberté, à l'égalité et à la souveraineté du peuple, soit que les accusés soient fonctionnaires civils ou militaires ou simples citoyens (art 1)".

    Le tribunal est composé d'un jury, de cinq juges, d'un accusateur public avec deux  adjoints ou substituts. L'accusateur public était responsable de la surveillance des officiers de police du département.

    
    La seule trace écrite d'Adrien Potier que j'ai en ma possession est sa signature à son mariage.

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    Cette monographie m'apprend aussi l'existence d'un prêtre réfractaire à Ecoust, le curé CAILLERETZ, infirme, qui décèdera dans la maison de réclusion d'Arras pendant cette période révolutionnaire à l'âge de 57 ans.
La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord - page 656

    Il ne me reste plus qu'à partir à la recherche de ce curé persécuté pendant la terreur. Je n'ai pas encore trouvé son acte de décès à Arras. Mais j'ai sa signature dans les registres d'Ecoust quand il
officiait encore:



  Edit: Je viens de retrouver son acte de décès à Arras à la date du 7 Frimaire an 3 (27 novembre 1794). Il n'est pas noté sa profession mais comme c'est un prêtre réfractaire, peut-être en est-ce la raison? Il est bien décédé à la maison de réclusion d'Arras à l'âge de 57 ans.


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    Passons maintenant à sa future épouse, Angélique Scolastique Josephe GOSSE. Elle a vingt-deux ans et habite Ecoust-Saint-Mein. Elle est la fille de Charles Alexandre Joseph GOSSE et Angélique Charlotte Philippine LE COMTE domiciliés à Arras. Ce qui m'a intrigué est la profession de son père, il est piqueur des ponts et chaussées du district d'Arras. Voici ce que dit le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales:


    Angélique sait écrire et voici sa signature à son mariage:

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    C'est impressionnant tout ce que l'on peut apprendre avec un seul acte de mariage!! Moi qui n'était pas une férue d'histoire à l'école, je l'apprends maintenant grâce à la généalogie. La connaissance de la petite histoire de nos ancêtres me fait d'autant plus appréciée la grande Histoire.
   Je vous invite à faire des recherches par communes ou par noms dans la monographie de Joseph Le Bon, vous y trouverez peut-être des ancêtres et/ou aurez des renseignements sur la commune de vos ancêtres pendant la Terreur.


      Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous recommande la lecture de cet article:
 Les mariages des ecclésiastiques députés à la Convention. In: Annales historiques de la Révolution française. N°262, 1985. pp. 480-499 de Graham Ruth.